Limiter les invendus, ça commence par concevoir des produits qui plaisent à notre communauté et qui soient adaptés à la pratique sportive.

D’avantage de poches, des shorts plus longs, des leggings plus chauds : c’est vos remarques et vos expériences qui nous aident à penser à tous les détails qui vous manquent dans vos tenues habituelles. On ne veut pas juste créer des vêtements de sport éco-responsables. On veut créer vos pièces préférées. Et nous sommes convaincus que l’un n’empêche pas l’autre.

Nous avons d’abord testé le principe avec le short et nous l’avons ensuite développé avec la mise en place d’une page dédiée sur notre site, sur laquelle il est possible de donner votre avis à tout moment sur les produits qui sont en projet mais aussi de proposer les prochaines pièces auxquelles vous souhaiteriez que l’on réfléchisse.

Chez Gayaskin, la plupart de nos produits sont dits « permanents ». C’est-à-dire qu’ils sont reconduits de saison en saison et restent sur notre site plusieurs années. Cela présente plusieurs avantages :

Lorsque les collections sont renouvelées tous les mois, les marques doivent obligatoirement écouler le stock le plus vite possible et ce qui n’est pas vendu en fin de saison doit « disparaître » (chaque marque a ses techniques pour ça …). Alors que s’il n’y a pas de « date de fin » programmée pour un produit, il n’y a pas vraiment « d’invendus » en fin de saison. Attention, le but n’est pas que les produits restent des mois ou des années sur étagère. Le stockage coûte cher, et aussi bien pour des marques de slow fashion que de fast fashion, il est pénalisant de garder une pièce trop longtemps. Simplement, cela réduit fortement la pression et si par exemple le rouge se vend un peu moins bien que le bleu, on produira moins de rouges que de bleus la prochaine fois, plutôt que de devoir à tout prix se débarrasser des rouges restants.

Avec des collections ne restant en vente que quelques mois, il n’y a en général qu’une seule grosse production par modèle et aucune possibilité « d’ajuster le tir ». Alors qu’en sortant un produit qui restera sur notre site plusieurs années, nous pouvons prendre prendre le temps de faire plusieurs réassorts, et pour chacun, ajuster le modèle en tenant compte des retours clients. Ça ne veut pas dire que le produit n’est pas prêt ou de mauvaise qualité lors de la première production. Par exemple, notre brassière du crowdfunding était un peu trop échancrée sur les tailles L et XL pour les fortes poitrines. Les quelques premières sont donc allées à des personnes avec de plus petites poitrines puis nous avons corrigé la coupe sur la production suivante afin qu’elle soit adaptée à plus de morphologies !

Sur notre page de co-création, un questionnaire est d’ailleurs consacré aux feedbacks sur les produits actuels, afin d’aller plus loin qu’un système de notes ne permettant pas d’identifier les améliorations possibles sur chaque produit.

Sur notre site, un produit qui sort ne disparaitra pas le mois suivant. Vous avez le temps de la réflexion : ai-je vraiment besoin de cette nouvelle pièce, est ce qu’elle me plaira longtemps etc…

Le système de pré-commandes est la meilleure solution pour produire au juste besoin et en fonction de la demande. La production ne commence qu’après les commandes recueillies, ce qui permet d’adapter le nombre de pièces fabriquées pour chaque taille. Nous avons eu recours à ce système plusieurs fois déjà depuis notre lancement.

Dans certains cas, et selon le contexte, nous choisissons de sauter la case « pré commandes ». Nous commençons alors toujours par des productions « tests » avec des quantités réduites afin de jauger l’engouement de chaque sortie et ne pas nous retrouver avec un gros stock d’invendus sur les bras. Quitte à nous trouver en rupture de stock.

container asie

En limitant le nombre de type de tissus utilisés dans nos collections, on limite aussi la quantité de chutes ainsi que le nombre de « fins de rouleaux » inutilisées en fin de production. Ainsi par exemple, nos doublures des brassières sont faites avec le reste du tissu des débardeurs (alors que pour une doublure on pourrait utiliser un tissu de moins bonne qualité et moins onéreux).

Depuis 2019, nous avons établi un partenariat avec l’association « La Recyclerie Sportive », une association qui collecte des équipements sportifs voués au déchet et les redistribue à prix solidaire.

Via ce partenariat, nous leur donnons plusieurs types de produits :

Nos invendus.

Comme expliqué plus haut, nous avons en général très peu d’invendus, mais au moment d’une fin de série, ça peut arriver (en général -de 10 pièces toutes tailles confondues par modèle). Nous en faisons alors don à l’association.

Nos prototypes en bon état.

Lors du développement produit, plusieurs tests sont nécessaires avant de parvenir au produit final. Ces tests donnent lieu à des prototypes ne correspondant pas à la référence finale. Même s’ils sont en très bon état, ils ne sont alors pas commercialisables. Quelques exemples de différences : couleur du tissu ou des coutures, emplacement des poches, longueur des jambes ou manches etc…

Certains produits légèrement défectueux.

Qui dit confection manuelle dit erreur humaine possible. Il y a toujours une ou 2 pièces avec de petits défauts sur chaque production. Une petite tache, une couture pas droite, rien de rédhibitoire mais de quoi ne plus pouvoir vendre le produit.

recyclerie sportive
recyclerie sportive

Lors de la première phase de nos prototypes, nous commandons 3-4 mètres de différents tissus afin de réaliser des tests en amont du développement produit (tests techniques ou esthétiques). Si certaines références ne sont finalement pas utilisées, il nous reste alors un peu de tissu neuf. C’est la même chose si nous arrêtons de produire un modèle et qu’il nous reste quelques mètres de tissu associé (cas très rare pour nous étant donné les actions menées ci-dessus). Nous mettons alors en place des partenariats d’up-cycling (recyclage par le haut) avec des associations souhaitant revaloriser ces tissus pour différentes applications. Le premier d’entre eux a concerné des bonnets remis aux femmes atteintes de cancer.

bonnet rouge x gayaskin 1
bonnet rouge x gayaskin 2
bonnet rouge x gayaskin 1
bonnet rouge x gayaskin 2

Pour le moment il n’y aurait pas de sens à ce que nous cherchions à récupérer les produits pour les recycler dans le sens où nous n’avons pas une filière de recyclage autre que celle accessible à tous les consommateurs.

Il existe de nombreux points de collecte pour les textiles (vêtements, linge de maison …) et les chaussures. Vous pouvez y déposer vos articles quel que soit leur état d’usure, du moment qu’ils sont propres et secs. Ils seront alors :

  • Soit réutilisés : donnés aux personnes dans le besoin ou revendus
  • Soit recyclés. En en fera alors par exemple du rembourrage de coussins, de nouvelles fibres pour refaire des vêtements, des chiffons, ou encore de la neige artificielle pour les décorations de Noel.

Il existe 46 000 points d’apport en France donc il y en a certainement un proche de chez vous ! La liste est dispo ici sur Refashion : https://refashion.fr/citoyen/fr/point-dapport

 

A noter : Si on parle de recyclage au sens du retour à la fibre, la plupart des vêtements de sport ne sont pas recyclables. En effet, même si le nylon et le PET utilisés sont recyclables, dès que les fibres sont mélangées (à de l’élasthanne par exemple) ce n’est plus le cas. Les procédés actuels permettant la séparation des fibres sont trop coûteux en termes d’énergie et impact carbone et n’ont pour l’instant pas de sens écologique (l’impact carbone de la séparation est supérieur à celui de la fabrication d’une nouvelle matière). Pour les produits ayant besoin d’être élastiques (leggings, brassières…) cette limite est un vrai enjeu. Les recherches d’amélioration des procédés de séparation sont en cours (au Japon notamment).

carus