Cette année, je bouge mon popotin écologiquement: guide du sport responsable

 

Cette année, c’est décidé, vous vous (re)mettez au sport ! Comme près de 3 français sur 5 , vous allez pratiquer une activité physique régulière et vous pouvez vous en féliciter !

Mais si le sport est bon pour votre santé et votre joli derrière, l’impact n’est pas aussi positif sur la planète… Non, ce guide n’est pas fait pour casser votre motivation de début d’année mais plutôt pour vous donner quelques pistes pour forger votre corps d’athlète tout en étant un peu plus « green ». Devenir une sorte de Hulk-esse finalement…

Acheter ses articles et vêtements de sport chez des marques engagées

Qui dit sport, dit vêtements de sport et qui dit vêtements dit impact environnemental. Les matières synthétiques non recyclées issues du pétrole, le coton non biologique, et les traitements déperlants nocifs pour l’environnement car contenant des PFC* sont les principaux coupables. Néanmoins, tout comme le secteur de la mode, le secteur du sport évolue peu à peu et plusieurs marques sont à l’initiative. Quelques exemples selon votre profil :

  • Runneuse organisée :pour vous transformer en Inspecteur Gadget de la course à pied, toujours prête à dégainer le gel, la barre, la gourde, la frontale, équipez-vous d’un sac ventral Can-Guru. Ce sont des modèles uniques, fabriqués en Belgique à la main et à partir de matériaux recyclés de l’industrie automobile et publicitaire (pour 50%). De plus, une partie du prix est reversé à une association environnementale.

  • Cavalière impétueuse : pour toujours rester élégante au triple-galop dans les steppes parisiennes avec Kaki, votre poney fougueux, rendez-vous chez Cavalétic. La marque française utilise du coton biologique certifié GOTS, du lyocell (une matière technique à base de fibres naturelles) et produit au Portugal et en Turquie avec des fournisseurs certifiés Oeko Tex.

Capture d’écran du site Cavalétic

Découvrez leur engagment

Capture d’écran du site Cavalétic

Découvrez leur engagment

  • Adepte des salles de sport :pour débarquer à la salle en attirant l’œil (et le corps bodybuildé) du beau Marco, parez-vous d’un sac de sport unique 1 Bag 1 Match à l’effigie de son joueur de rugby préféré. L’up-cycling est l’ADN de la marque : collecter des maillots de sport inutilisés et les recycler en sac et accessoires.

  • Yogini rêveuse : si vous rêvez d’un cours de Yoga dans la forêt, face au soleil couchant, au milieu d’une bonne odeur de pins mais que pour l’instant, vous n’avez que votre petit studio dans la grisaille parisienne, ajoutez une touche nature avec Yogamatata. En plus d’avoir un nom et des designs qui respire la bonne humeur, la marque propose des tapis de Yoga techniques et écologiques, à base de liège Oeko Tex et de caoutchouc naturel équitable. Et le packaging est en papier végétal ensemencé !

Si le concept vous plait, n’hésitez pas à les soutenir sur Ulule!

Si le concept vous plait, n’hésitez pas à les soutenir sur Ulule!

  • Skieuse hipster : pour rentrer vos tricks dans le pipe et carver en tout schuss dans la puff, le mieux est d’allier technicité, look de rideuse de l’extrême et éco-responsabilité. Et pour ça, Picture Organic Clothing a ce qu’il faut : des vêtements techniques en coton bio et polyester recyclé, sans PFC et produits dans des usines membres de la Fair Wear foundation.

*Les PFC (perfluorocarbures) sont des substances chimiques très volatiles qui sont libérés dans l’air lors de la fabrication et de l’utilisation de nombreux vetements techniques déperlants. Ils sont nocifs pour l’environnement et pour l’homme.

Avoir une alimentation sportive responsable

Gels énergétiques, boissons d’effort, barres de céréales : tout le monde cherche la potion magique qui nous évitera la petite fringale de milieu de course et nous rendra notre pas de gazelle du 1er km. Tant qu’à faire, cherchons-la au rayon de l’alimentation sportive responsable. Cela peut passer par :

  • Le choix de produits bio et/ou locaux. Par exemple, Punch Power est une marque française de nutrition sportive dont plus de la moitié des produits est labellisée bio. Pratique : on peut d’ailleurs trier les produits selon ce critère.

  • La recyclabilité des emballages. Mule Bar propose par exemple des éco-recharges pour ses gels énergétiques afin d’éviter de jeter un emballage à chaque fois. Ils ont aussi quelques produits sont bio et sont membres de 1% for the Planet.

  • Des recettes simples et transparentes.Les boules de Funky Veggie ne sont pas bio mais rien de « bizarre » dans les produits : 4 ou 5 ingrédients très clairement indiqués et aucun conservateur, additif, sucre, lactose ou autre ajouté. Les produits à base de noix et dates sont tout à fait adaptés à un encas sportif.

Rendre sa course plus écolo

Ces dernières années, avec le développement massif du running, des centaines de courses en tout genre fleurissent à droit à gauche. Courir dans la mousse, courir dans la peinture, courir poursuivis par des clowns, bref, parfois, on se dit même qu’on en oublie un peu l’essentiel : courir (mais c’est un autre débat, et oui, je suis ringarde).  Chaque évènement laisse derrière lui des déchets par milliers : gobelets, emballages, T-shirts. Voici quelques pistes pour rendre votre course un peu plus écolo :

  • Participer à une course 0 impact. Par exemple, le Marathon Vert de Rennes se court avec le principe suivant : 1 km parcouru équivaut à 1 arbre planté. En 6 ans, 605 582 arbres ont été planté en Ethiopie ! Plusieurs autres actions sont menées pendant la course comme le ravitaillement des coureurs avec de l’eau du robinet. Autre exemple: le marathon de Paris a mis un place un plan pour devenir le premier marathon neutre en carbone de la planète : collecte et recyclage des déchets, véhicules de l’encadrement roulant en motorisation hybride ou à l’électricité et compensation de l’impact via un projet RSE développé au Kenya avec le Livelihoods Carbon Funds.

  • Donner vos T-shirts de course inutilisés. Qu’on se le dise, les T-Shirts cadeaux offerts à chaque course ne sont pas forcément à notre gout / taille / envie. Suis-je la seule à ne pas vraiment assumer un T shirt « Finisher » le 2 janvier à la salle quand je ne peux plus enchainer 2 abdos ? Peut-être. En tout cas, l’association Kabubu qui facilite l’intégration des réfugiés par le sport appelle à donner les tenues de sport que l’on n’utiliserait pas. Bien mieux que de les laisser dans nos placards ou pire, de les jeter !

  • Respecter quelques bonnes pratiques pendant la course. Elles relèvent généralement du bon sens : jeter ses peaux de bananes et tubes de gel exclusivement les zones de collectes aménagées, essayer d’utiliser plutôt un camel bag ou une gourde plutôt que des bouteilles en plastique (au moins pour l’entrainement, c’est plus compliqué en course).

Participer à des initiatives originales et innovantes

  • Intégrer la Run Eco Team. Les membres de ce groupe sont invités à courir sous le slogan 1 Run 1 déchet. A chaque sortie running, il faut ramasser un déchet quelconque puis se prendre en photos avec ce déchet avant de le mettre à la poubelle. « Le but est de promouvoir un mouvement qui permettrait de nettoyer notre environnement de manière ludique. »

  • Faire du « Plogging». C’est le niveau au-dessus de 1 Run 1 Déchet. Là, vous affrontez le Big Boss du niveau final, Plasticator, et vous devez lui faire la misère coute que coute. Ce concept Suédois consiste à faire son jogging en ramassant les déchets croisés en route. Pas le temps pour la photo, tout doit disparaitre !

  • Imaginer la salle de sport du futur. C’est ce que 2 étudiants hollandais ont fait, comme nous le raconte cet article de Positivr. L’idée est d’utiliser l’énergie produite lors de nos séances de sport pour alimenter en électricité un immeuble complet. C’est le même principe que la dynamo sur votre roue de vélo : quand vous pédalez, l’énergie mécanique est transformée en énergie électrique et les feux de votre vélo s’allument ! Cette centrale électrique « humaine » n’en est pour l’instant qu’à la phase d’essai mais vous pouvez suivre le projet sur le site de Human Power Plant. « J’ai fait une séance de malade aujourd’hui ! 200 Watts Heure ! Et toi ? »

Chez GAYASKIN, nous aimons rassembler ces différentes démarches pour un sport plus responsable sous le terme de Fair-Play. Si nous utilisons les ressources de la planète pour nos loisirs, ce n’est que « Fair-play » de limiter notre impact.

Si vous connaissez d’autres initiatives ou mouvements pour faire fondre les bourrelets en respectant la planète, dites-le en commentaire, nous serions ravis de découvrir ça !

2 Commentaires sur “Cette année, je bouge mon popotin écologiquement: guide du sport responsable

  1. Audrey says:

    Ce guide est top ! Il est plein de bons conseils et fournit de bonnes pistes pour quelqu’un qui cherche à devenir plus éco-responsable dans sa pratique sportive. En gros c’est un super récap qui permet de trouver des infos rapidement et des solutions concrètes

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